Sin Piedras diary, introduction
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Sin Piedras diary 009

28.05.2004

 

Hébron
© Sin Piedras

Aujourd'hui, suite au repos forcé qui nous est imposé durant ces jours de fête je me suis décidé à prendre la route de Tel-Aviv.

 

Pour mieux comprendre la situation voici un petit résumé des faits:

16 avril, Roger et Quim prennent l’avion. La sécurité israélienne de l’aéroport de Barcelone leur empêche de passer la totalité du matériel technique qu’ils emmènent avec eux. Le 16 mai, Pau et moi-même prenons l’avion. La sécurité israélienne de l’aéroport de Barcelone nous laisse passer quasiment la totalité du matériel excepté celui que Quim et Roger avaient dû laisser lors de leur départ (la sécurité ne se rappelle pas de ce matériel…). Après quelques mensonges et quelques tergiversations, nous leur laissons une caméra mini DV et mon appareil photo avec la promesse que nous les recevrons au plus tard le jeudi suivant (soit le 20.05) à Tel-Aviv.

C’est donc une semaine après la date promise que je me rends à Tel-Aviv sans avoir pu obtenir la moindre information téléphonique au préalable. Deux heures et demi pour effectuer les quelques 40 kilomètres qui séparent Hébron de Jérusalem et 45 minutes pour les quelques 80 kilomètres qu’il reste jusqu’à Tel-Aviv. Il faut l’avouer, une notion des distances et du temps qui sort de l’ordinaire. Durant le trajet, le plus dur est de ne pas rire face aux soldats qui vous demandent nom, prénom et nationalité une dizaine de fois avec votre passeport dans les mains! L’analphabétisme est encore fort répandu de nos jours! L’un des soldats fut, ma fois, fort désappointé lorsque après m’avoir demandé quelle était ma religion, je lui ai répondu que je n’en avait pas. L’athéisme ne devait pas être inclus dans le cours accéléré du parfait interrogatoire.

 

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© Sin Piedras

C’est donc près de 5 heures après mon départ que j’arrive enfin à l’aéroport pour apprendre qu’ils n’ont aucune idée d’où est notre matériel!

… (= lourd silence)

Je vous dispense de mes commentaires et diverses réactions envers ces braves gens (qui n’y étaient pour rien d’ailleurs) qui m’ont quelque peu soulagé. Il faut savoir que notre documentaire avait comme concept de travailler avec une camera mini DV afin que nos jeunes protagonistes puissent filmer eux-même leur entourage et leur vie quotidienne.

Me revoilà donc à Hébron sans mon appareil photo ni la caméra mini-DV pour Yazan, fâché, fatigué mais néanmoins prêt à tirer de l’avant avec les moyens du bord! S’il y a une chose que les gens d’ici nous ont enseigné jusqu’à maintenant, c’est certainement cela.

Sans pierre et sans caméra…

Mr.Z
 
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