| Sin
Piedras
diary 005
16.10.2004
Aujourd’hui nous avons eu l’impression de faire partie de la famille, comme à Hébron, en accompagnant Sergi un samedi en famille. Nous avons même déjeuné et dîné chez eux. Nous avons commencé la journée avec Marga qui préparait une ”Fideua”. A vrai dire, il était assez difficile de se concentrer au milieu de cette délicieuse odeur. Comme nous le commentions avec l’équipe, c’est dommage qu’aucune caméra ne soit capable de la capter. Mais heureusement nous avions pu y goûter.
Parallelèment Sergi regardait le téléjournal avec son père. Son visage et sa posture changeaient à mesure que défilaient les nouvelles ; la douleur et l’impuissance quand ils annonçaient de nouveaux attentats à Gaza et Irak, à la joie et l’émotion face aux préliminaires du derbi entre Español et Barça. Et nous, nous contemplions comme spectateurs de luxe cette boîte patétique qui transforme la guerre en spectacle, digne du meilleur jeu vidéo et récompense des honneurs nationaux un simple match de football entre les deux grandes équipes de la ville.
Pendant que la famille mangeait, la télévision diffusait un film sur l’ex-président catalan Lluis Companys qui commémorait l’anniversaire de sa mort. Le père expliquait à Sergi qui était ce personnage et qui avaient été tous les autres présidents de l’histoire de la Catalogne. C’est alors que je me demandai ce que l’école devait leur enseigner et je compris immédiatement pourquoi ils ne nous y avaient pas laissé tourner.
Le soir venu, pour finir la journée, arriva le moment du grand derbi. C’est qu’il n’y a rien de mieux après un peu d’instruction culturelle qu’une grande partie de football. Et oui c’est le Barça qui a gagné.
Pau |